Décès suite à un refus de transfusion sanguine-1988

Coc
Apprenti
Messages : 8
Enregistré le : Sam Avr 08, 2006 3:59 pm
Localisation : France

Décès suite à un refus de transfusion sanguine-1988

Messagepar Coc » Mar Juin 06, 2006 1:33 pm

Extrait du chapitre 9 : "Le sang et la vie, la loi et l'amour" du livre A la recherche de la liberté chrétienne de Raymond Franz_Commentary Press-Atlanta, Georgia-2000, p11-12.

Considérez ce seul exemple qui est tiré d'un article du magazine "Discover" d'août 1988. Une femme qui était Témoin de Jéhovah avait été, à partir de l'âge de quarante deux ans, plusieurs fois opérée sur une période de plusieurs années, ceci afin de subir l'ablation de tumeurs récurrentes à la vessie. Il apparut, lors de cette dernière crise, qu'elle avait trop attendue avant de consulter son médecin, elle saignait abondamment et était gravement anémiée. Elle insista pour n'être l'objet d'aucune transfusion sanguine et sa requête fut respectée. Pendant toute une semaine les urologues essayèrent sans succès de stopper l'hémorragie. Son volume sanguin continua à chuter. La doctoresse qui est l'auteur de cet article raconte ce qui se passa ensuite :

Plus le volume sanguin de Mme Peyton chutait et plus elle avait de difficulté pour respirer. Les organes du corps ont besoin d'une certaine quantité d'oxygène pour respirer. Cet oxygène est transporté des poumons à la périphérie par les molécules d'hémoglobines qui se trouvent dans les globules rouges...Au moyen d'un masque, l'équipe médicale donna à Mme Peyton un supplément d'oxygène, jusqu'à ce qu'elle ne respire pratiquement plus que du pur O2. Les quelques globules rouges qu'elle possédait encore en était pleinement chargés, mais il ne restait tout simplement plus assez de véhicules pour transporter le carburant que son corps réclamait.
Son besoin impératif d'air augmenta. Son rythme respiratoire s'accéléra. Elle s'affaiblit de plus en plus, et finalement et inévitablement apparurent les signes indiquant que les fibres musculaires du coeur avaient un besoin désespéré d'oxygène. Elle commença alors à souffrir d'une intense et oppressante douleur thoracique.


La femme médecin qui écrit cet article fait part des sentiments qui l'assaillirent à son arrivée dans la chambre de la patiente :

Alors que je pénétrais dans la chambre...je restai stupéfaite devant la scène qui s'offrait à moi. Au centre de l'attention de tous, se trouvait une femme à la stature impressionnante qui portait un masque à oxygène, elle était entrain de suffoquer et respirait plus vite que ce qui semblait humainement possible. A la tête du lit se tenaient trois de ses amis, qui étaient aussi ses compagnons d'église (des Témoins), ceux-ci l'exhortaient... A ses côtés il y avait plusieurs médecins, _l'un deux surveillait sa pression sanguine qui allait diminuant, un autre s'efforçait d'obtenir un peu de sang d'une de ses artères. Le liquide qui remplissait lentement la seringue avait la consistance du Punch Hawaïen. Des analyses révélèrent que son taux de globules rouges n'était que de 9 (il aurait dû être à 40 pour être normal). Un poche d'urine rouge-cerise était suspendue au montant du lit. Cette femme était en train de mourir. On pouvait apercevoir sur la bande papier de son cardiogramme, les profondes vallées qui sont l'expression d'un coeur à l'agonie. Ce n'était plus qu'une question d'heures avant que les dégâts qu'elles laissaient entrevoir, ne deviennent irréversibles.

Cette femme fit un arrêt cardiaque. Une équipe de médecins et d'infirmières commença une réanimation cardio-respiratoire, ils lui injectèrent de l'adrénaline et de l'atropine puis essayèrent de faire repartir le coeur au moyen d'électochoc. Celui-ci se remit à battre un peu puis s'arrêta de nouveau. On essaya une fois de plus la réanimation, l'adrénaline et l'atropine, puis un autre électrochoc, puis encore une autre réanimation. Cela continua ainsi pendant une heure, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucun espoir et que tout effort soit devenu inutile. La patiente était décédée, rien ne pouvait plus la sauver. La doctoresse qui rapporta ces faits ne dépeignit pas cette femme sous les traits d'une simple fanatique. Elle écrivit ceci :

On me dit que c'était une femme intelligente, qui avait parfaitement compris les possibles conséquences de sa décision. Cependant, j'eus le sentiment que sa foi lui avait attaché un bandeau sur les yeux.18

(...)

18 Elisabeth Rosenthal, article intitulé "Blinded by the Light" ("Aveuglée par la lumière"), magazine Discover d'août 1988, pages 28-30
« On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu."
Jean Rostand

Retourner vers « Sciences et Médecine »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité