Nouveau livre de D. Dott

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Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Mar Mar 09, 2010 11:04 am

http://www.amazon.fr/t%C3%A9moins-J%C3% ... 2758802716

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un premier commentaire sur la première partie:

l'idée de commencer son témoignage par la "satanophobie" me semble bonne pour se mettre dans le bain de la mentalité d'un TJ, reste que la narration de la fin de "l'adeptat" (terme nouveau pour moi et un peu surfabriqué à mon goût) est longue et me semble partiale car si elle est décrite de manière réaliste, l'auteur n'est pas encore assez distancié ou tout simplement vit son histoire comme quelque chose de trop extraordinaire.

il faut bien reconnaître que ce qui nous tient les derniers mois ou années, quand on a compris que c'est faux, c'est de l'ordre de la théorie de l'engagement (l'impossibilité de reconnaître comme mauvais un choix qui engage toute notre vie et notre être), or dans ce cas, ce processus psychologique n'a rien à voir avec une quelconque 'emprise sectaire' en tant que définition séparée du reste des processus mentaux, nous faisons tous çà, et on le voit bien de nos jours, alors qu'il faudrait arrêter une société de consommation basée sur l'épuisement des ressources, on est incapable de se projeter ni même mettre en place, et ce rapidement, un tel type de société. bref la lenteur du désengagement, qui malheureusement ne s'accélère que par un choc (ici un voyage loupé en Irlande), est de l'ordre de la nature humaine.

C'est là que je critique ce genre de témoignage, la particularisation d'une attitude humaine COMMUNE, comprendre le danger des sectes, c'est se rendre que tout le monde peut reproduire ce schéma, et donc faire place aux doutes et à la remise en question de nos choix que l'on qualifie trop vite de 'personnels' quand ils sont dictés par un milieu de vie.

La secte produit artificiellement une situation où l'on est enfermé, néanmoins quand nous tentons d'en sortir sans y arriver, le processus interne n'est pas de l'ordre de la secte, mais du fonctionnement normal de l'humain. Savoir remettre en cause ces choix et savoir faire une croix sur ce qui nous a demandé tant d'efforts et de sacrifice. reste que la production d'une situation où l'on arrive pas à penser différement est de l'ordre du quotidien, nous ne pouvons nous occidentaux, pas penser à un autre fonctionnement que celui actuel.


Néanmoins en dehors de ce défaut d'analyse, ce témoignage est puissant car il décrit assez froidement le processus, et est criant de vérité. bravo !!!

Je n'est pu lire donc que le témoignage, j'attaque le reste par la suite...

P.S pour quelqu'un ne connaissant pas les TJ, les doutes sur -607 ne me semblent pas assez expliqué. Dommage que vous n'ayez pas soumis votre livre à lecture aux nombreux ex-tj ici, on aurait pu faire un travail de groupe. Ajoutons aussi, que je me méfie aussi de "la libération de l'individu", ce n'est pas parce que nous sommes sortis des TJ que nous sommes libres, tout au plus avons nous plus de marges de manœuvres dans les sources que nous pouvons utiliser pour nous construire.
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Dim Mar 28, 2010 5:03 pm

Je récupère certaines critiques que j'ai formulé sur le livre de monsieur Dott sur un autre forum:

Vous avez décidé de décrire le mouvement à partir de ses écrits, or et l'on revient avec la discussion sur WP qu'on avait eu avec Liberty, qui était surpris de voir que ses descriptions neutres tirées des livres TJ étaient vécu par beaucoup de gens comme du prosélytisme TJ, la grille de lecture TJ de leur propre fonctionnement n'est pas neutre.

Dès lors, votre description qui arrivent jusqu'à emprunter des tournures de phrases des écrits TJ, relève de la célèbre prophétie TJ "bien que parlant en mal de vous, ils vous louent de vos oeuvres" ou un truc dans ce style. Vous pouvez utiliser une terminologie antisecte, sans parfois prendre la peine de le démontrer, ce que vous décrivez par copie de bouquins TJ ne permet pas de se faire une idée du mouvement, ou en tout cas d'une manière bien mièvre, fidèle à l'image que les TJ ont de leur mouvement.

Même si vous tentez d'insister sur le contrôle, des faits que vous semblez prendre comme étant significatifs, relèvent de la vie courante d'une organisation transnationale structurée. Ben oui les surveillants rendent des rapports à tous les étages, on voit la même chose dans d'autres religions, je pense bien que les évêques rendent des rapports à la curie romaine. Par contre que ces mêmes surveillants passent leurs temps à rendre des rapports sur l'activité des ouailles ou des circonscriptions, etc... ce n'est donc pas le rapport qui est choquant en lui-même mais... son contenu

Même le terme "théocratie" est finalement un point donné aux TJ. Vous reconnaissez implicitement que ce mouvement est dirigé par Dieu. Ah bien sûr vous me direz que non, mais voilà, quand on donne pour définition d'un mouvement, le terme choisi par le mouvement, sans dire "pseudo" par exemple devant théocratie (et l'affaire du Mexique évoquée, et l'affaire de la compromission avec l'ONU que je n'ai pas noté par contre le démontrent, les principes divins quand il s'agit des intérêts de prise de marché de l'organisation, on s'en fout)

Toute organisation humaine d'importance et internationale est pyramidale, ce terme en lui-même n'est pas négatif, il faut bien que le système fonctionne avec les aléas que cela génère, mais quand on a une prétention universelle et mondiale on y coupe pas, la hiérarchie catholique est là pour le démontrer. Tout un tas de faits que vous mentionnez n'ont pas été analysés par vous où ceux qui l'ont lu, comme relevant de la "bonne organisation" dont les TJ se targuent, et après avoir présenté ce fonctionnement suivant le prisme jéhoviste, vos critiques tombent dans ce chapitre souvent à plat.

Ne pas noter que contrairement aux autres religions plus anciennes, que le mouvement est certes organisé d'un point de vue hiérarchique pyramidale (la belle affaire, vous en connaissez des organisations mondiales qui ne sont pas organisées comme çà) mais surtout fonctionne comme une multinationale où l'individu est jetable suivant les règles du taylorisme instaurée sous Rutherford (encore aurait-il fallu parler de cette période plus précisément) dans les béthels, et selon les règles des techniques de vente (instaurées sous Rutherford et perfectionnées par Knorr comme l'Ecole du ministère théocratique) est pour moi fautive. C'est l'essence et la différenciation du mouvement, en présentant le mouvement suivant son propre éclairage, sans vous en rendre compte, vous passez à côté de l'essence même du mouvement.

Si un livre critique sur les TJ passent à côté de ce fait marquant (et vous avez pourtant lu Schnell qui le dissèque par le menu pendant la période Rutherford), c'est pour moi une grosse erreur, surtout que, je crois qu'on peut trouver des analyses sur le sujet, même venant des sociologues honnis (vous n'en citez aucun d'ailleurs)... La Wt fonctionne comme une multinationale, ce n'est pas tant son aspect hiérarchique, que son but et son mode de fonctionnement (qu'il faille des chefs et qu'ils fassent des rapports, ce n'est pas surprenant). Le prosélytisme TJ s'illustre des autres prosélytismes mêmes sectaires, par son taylorisme, sa gestion des forces de vente. Son optimisation de tous les instants du moins chers possibles, de la rénovation de l'hôtel Bossert pour le vendre au plus cher du marché immobilier jusqu'au fidèle africain qui redressait les clous usagers sur un chantier de Salle du Royaume.
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Dim Mar 28, 2010 5:03 pm

Nous sommes d'accord, et dans ce cadre faut-il évoquer aussi le "turn-over" et l'incapacité actuelle du mouvement à fidéliser les né-dedans, tout comme les nouveaux convertis. Des statistiques américaines montrent la faible capacité à garder les enfants devenus adultes dans le mouvement, d'autres démontrent que en 10 ans, 50% des nouveaux convertis partent ou se démobilisent. Encore un point évoquant clairement que ce truc est une machine, une machine à broyer, qui se fout des individus et de leur vie sociale. Ici ce n'est pas l'emprise (les gens s'en vont) qui est à noter (peut-être est-ce la raison pour laquelle Dominique ne semble pas l'évoquer dans son livre, ou sinon j'ai oublié où), c'est l'incapacité à suivre le rythme de l'organisation, puisqu'il faut tout donner, on s'épuise très vite, comme chez McDo (qui enregistre lui aussi un fort turn-over)

Même si le mouvement a perdu son souffle chez nous, et tente de garder les enfants de TJ, il n'y arrive pas, d'où son attention actuelle sur les pays d'Afrique, véritable vivier du futur (adoptant le comportement des autres églises d'ailleurs tout en tentant de ne pas entrer dans l'humanitaire hors catastrophe).

Il faut d'ailleurs analyser les "assouplissements" successifs (étude de livre, baisse des heures des pionniers, etc) à cette tentative d'arrêter l'hémorragie, mais comme ce ne sont que des petites touches, l'effet en est réduit...

Seule des conditions difficiles (et on est en plein dedans) économiques comme sociales peut apporter du sang frais, à cette mangeuse d'humains... Il faut démystifier le mythe de l'accroissement, ce trompe-l'oeil cache un gros turn-over, et un manque de fidélisation des enfants de TJ... mais çà ce n'est pas dans les livres TJ qu'on le trouvera, par contre Penton en parle dans son bouquin... (absent de la bibliographie de Dominique puisque seulement française)

Je penche pour ma part, que si le mouvement ne compte plus que sur les enfants de TJ pour sa base, la routinisation s'accélèrera, comme il est impossible d'être zéler à la sauce TJ sur le long-terme, ceux qui restent dedans savent s'économiser...
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Dim Mar 28, 2010 5:05 pm

Quand pour votre démonstration de conversion et emprise progressive, vous suivez la trame du livre qui sert à l'étude du novice, vous faîtes un très bon chapitre, car suivre la démarche progressive de renoncement de soi et de son passé et la construction d'une "nouvelle personnalité" à l'aune de l'écrit jéhoviste même qui produit cela, donne évidemment un fil conducteur de tout le chapitre, même si on peut vous reprocher d'avoir construit votre livre en priorité sur Abgrall et son livre "la mécanique des sectes", et d'avoir sous-estimer ou ne pas connaître les critiques de ce point de vue, le résultat est probant.

Le chapitre que je critique est un assemblage, principalement de données prises dans les livres TJ, sur le fonctionnement du mouvement. A ce titre, il n'analyse pas le fonctionnement du mouvement, pire il en donnerai presque une vision positive (le lecteur pourrai s'écrier: "mon dieu qu'ils sont bien organisés ces TJ"). Vos critiques sont noyées dans la littérature TJ et tombent comme des cheveux sur la soupe, je ne pensais pas à l'exemple des anciens mais des autres supérieurs qui font eux aussi des rapports, vous semblez vous satisfaire du fait qu'ils rendent des rapports, et que la hiérarchie soit pyramidale, pour nous démontrer l'emprise sectaire à tous les niveaux, je vous rétorquai que ce genre de point n'est pas choquant en soi, ce à quoi vous n'avez pas répondu. Je vous donnai une grille de lecture qui aurait pu amener le lecteur, à la manière du chapitre sur la progression de l'emprise, à suivre un fil directeur, et à désamorcer cette fausse impression de 'bonne organisation', oui les TJ sont bien organisés, et tout ceci à un sens, celui d'une multinationale du religieux.

Sur le terme théocratie pour le titre:

Et oui quand on pense "théocratie" on pense tout de suite "Iran", et on va voir le dictionnaire et on se rend compte que le terme "théocratie" désigne suivant les dictionnaires soit un Pays, soit une forme de gouvernement temporel (le pays est aussi inclus dans cette définition en fait), bref une théocratie est un pouvoir temporel tenu par une hiérarchie spirituelle, les TJ ne forme ni un Etat, ni ne sont un gouvernement. Ils interfèrent parfois avec le temporel, et ils sont en conflits avec, mais voilà, jamais on a parlé de "théocratie" pour un mouvement religieux ou sectaire qui s'opposait dans un contexte délimité au temporel, en dehors du moment où ce spirituel formait un gouvernement, un Etat comprenant ses différents corps que sont la justice, la police, l'éducation, la santé, etc...

Nous sommes donc très loin de pouvoir appliquer la définition classique de "théocratie" aux TJ. Ne reste que leur définition biaisée et autoproclamée, de ce mouvement. Vous vous différenciez de leur définition, en rétablissant le fait que bien que prétendant être diriger par Dieu, ils sont dirigés par des hommes parlant au nom de Dieu, vous n'êtes pas aller au bout de la correction de l'utilisation de ce mot chez les TJ. Ils ne sont pas une théocratie, ils ne sont pas un Etat (ils comptent dessus pour tout un tas de services), et même eux ont abandonnés la proclamation claire de "théocratie" pour préférer "ordre théocratique", suivant la célèbre posture du on ne change rien, en changeant un peu, pour ménager la chèvre et le chou.

Je pense donc pour ma part, qu'en utilisant ce terme d'une manière erronée, vous nous faîtes comme le grand prêtre qui décida la mort de Jésus, en déclarant "qu'il faut qu'un homme meure pour le Peuple", expression dont les apôtres ont voulu voir une sorte de prophétie contre son gré, alors que lui, disait qu'il fallait faire mourir un fauteur de trouble, les apôtres, eux y vont, une sorte de justification de la rançon, ou d'une doctrine similaire.
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Dim Mar 28, 2010 5:07 pm

Sur la théorie de Russell= franc-maçon:

Hum, je parlais de la théorie d'origine d'extrême-droite des années 20 et reprise par les nazis que Russell serait franc-maçon. Même le Watchtower Observer, la référence internet disparue que vous citez, contenait déjà deux de mes articles, sur le fait que cette théorie était fumeuse. De plus la preuve de l'origine nauséabonde de cette théorie existe toujours sur le net en français, par le moyen du site de Xavier Martin-Dupont ici:

http://hexamide.org/index.html

Parce que "la croix et la couronne" est un symbole maçonnique ? Non. La pyramide: Non non plus. Le disque ailé: Encore moins. Encore faut-il se mettre d'accord sur ce qu'est un symbole maçonnique, or ce n'est pas parce que la maçonnerie a utilisé très modérément voire pas du tout (et les au passage les rose-croix ne sont pas des franc-maçons) des symboles d'origine diverses et éparses, qu'ils ont piqué ailleurs, que comme par magie, ces symboles seraient d'origine maçonnique. La croix et la couronne était un symbole chrétien courant en Pennsylvanie, un revue adventiste se nommait ainsi, William Penn, le fondateur de la pennsylvanie en a fait le titre d'un de ses livres célèbre dans cet état (un livre parlant de théologie chrétienne -presbyterienne- pas un livre sur la maçonnerie), sans qu'on rattache après lui ce symbole à la maçonnerie. Même si Penn a été franc-maçon, Russell pouvait l'utiliser sans aucune référence à la maçonnerie.

Ce n'est pas parce que la croix était utilisé par les païens, que les chrétiens l'ont utilisés pour incorporer un symbole païen dans leur imaginaire, consciemment ou inconsciemment, on en a la preuve, par un père de l'église, Tertullien je pense, qui faisait remarquer aux païens que ceci se moquaient de l'utilisation de la croix par les chrétiens, alors qu'eux-même l'utilisaient sur leurs étendards, par ce simple témoignage, on voit très bien que la tradition qui a amené les chrétiens du IIème siècle, dont Tertullien, la croix, ne vient pas d'une copie ou d'un mimétisme du paganisme, mais d'une relation totalement différente, au point que Tertullien se rende compte que les deux religions utilisaient le même symbole à leur époque, sans qu'il y ait un quelconque lien de cause à effet...

Quel rapport ? Il y a des franc-maçons dont même les franc-maçons reconnaissent qu'ils l'ont été, tout comme les chercheurs indépendants. On a le cas de Joseph Smith, le fondateur des mormons (et encore il s'est fait virer de la franc-maçonnerie), bref dans notre cas, on a aucune preuve tant interne que externe à la franc-maçonnerie que Russell l'ait été en dehors de ces symboles sans cesse présentés comme preuves ultimes. Par contre on sait pertinemment comment la théorie de monsieur Leblanc est né, via Springmeier, qui a lui-même pompé sur des ragots d'extrême-droite. je ne dis pas que vous en avez conscience, tout comme monsieur Leblanc, mais la réalité historique est là.

Idem, pour l'utilisation des salles maçonniques par les premiers étudiants de la Bible, il suffit d'aller lire les ouvrages historiques de cette époque, pour se rendre compte que tout un tas d'église utilisaient le temple maçonnqiue comme salle de réunion ou de discours... Ben oui, les maçons louaient une de leur salle un peu comme une salle des fêtes !!!

Quand à l'utilisation du terme "Jéhovah", n'avez-vous jamais eu vous-même entre vos mains, la Bible catholique de l'Abbé Crampon de 1905 pour savoir que ce mot était utilisé fréquemment comme le nom du Dieu de l'AT dans toutes les religions chrétiennes de cette époque. De plus, si la franc-maçonnerie raconte une belle histoire que celle-ci descendrait de la maçonnerie opérative (les maçon qui construisaient les cathédrales), c'est un mythe, il n'y a aucun lien ou extrêmement ténu, qu'il en est symbolique. De plus croire que les maçon opératif auraient utiliser "Jéhova" dans les cathédrales à l'insu de leur commendataires catholiques, nous plonge directement dans le "Da Vinci Code"...

onsieur Leblanc aussi, ne se dirige pas vers le complot judéo-maçonnique, sauf que voilà quand on tire ses arguments d'un félé qui est d'ailleurs encore en prison par son comportement paranoïaque, qu'est Fritz Springmeier et qu'on se rend compte qu'il a enjolivé un vieux fond de théorie nazi, on est obligé de conclure, que c'est un recyclage particulièrement dangereux, et qui comme un boomerang finira par exploser en pleine poire de tous ceux qui voudraient s'amuser à en faire fi.

Tout a été dit et redit depuis longtemps, bien sûr on peut compter sur monsieur Leblanc, pour n'avoir jamais évoqué dans son livre, les critiques sur sa théorie, et essayer d'y répondre, et quand on fait confiance à une seule source et bien on se retrouve par ricochet à répéter des théories considérées ailleurs que dans le livre de monsieur Leblanc comme fumeuses, si vous avez rencontré Barbara Anderson quand elle est venu à l'ADFI Nord, et que vous l'aviez branché sur le sujet, elle aurait pu vous parler de ses recherches personnelles sur le sujet, qui arrivent aux mêmes conclusions que Xavier, moi et beaucoup d'autres...
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Dim Mar 28, 2010 5:09 pm

Depuis aujourd'hui, l'auteur du livre ne veut plus discuter avec moi sur le forum en question....

Il me semble que le problème majeur du livre réside dans les sources limitées utilisées tant pour la théologie que pour l'histoire ou "l'emprise sectaire" et l'absence de discussion d'avis contradictoires aux sources utilisées:
Abgrall pour l'emprise sectaire qui sera le thème du livre et les passages plus réussis, or il y a tout un tas d'autres théories que celles de monsieur Abgrall. Voici ce que je disais à Dominique Dott:

Quand on fait un simple témoignage de ce que l'on a vécu dans une secte, autant faire lire son bouquin à un antisecte, où est le problème, c'est son rayon. Quand on analyse les mécanismes d'emprise des TJ et quand on veut démontrer leurs erreurs théologiques, on fait lire çà à un (ou des ) spécialistes de la psychiatrie, de la psychologie sociale, de la sociologie, de la théologie (plusieurs courants nécessaires). Quand je dis que vous auriez dû le faire lire à plusieurs ex-tj, effectivement je me gonfle et en gonfle d'autres en importance, la réalité c'est qu'ici personne n'est compétent pour çà, et c'est exactement ce que je disais à monsieur Bertin il y a deux ans, lui pour ses problèmes en Assyriologie et en chronologie médo-perse, avec le résultat prévu d'avance sur ses changements de position, on fait relire son livre par des gens calés dans le domaine qui nous concerne.
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Fred67 » Mar Avr 06, 2010 2:09 pm

Je viens de finir le livre de Dominique Dott et n’arrive pas vraiment aux mêmes conclusions que Tjrecherches.
Je n’ai pas ressenti la description des Témoins de Jéhovah comme du prosélytisme en leur faveur, et même si M. Dott utilise les écrits même du mouvement. Je pense plutôt que l’utilisation de ces écrits aide à mieux comprendre ce mouvement et son contexte idéologique et psychologique.
J’ai compris, par ce livre, que oui, les Témoins de Jéhovah sont bien organisés. Mais j’ai surtout compris dans quelle finalité ils le sont : pour contrôler leurs adeptes, les garder sous leur direction et aussi pour s’établir le plus largement possible dans le monde. Ils sont bien organisés, mais la description qui en est faite dans le livre n’est pas une éloge, en tout cas, par pour moi.
Je ne suis pas choqué par le mot « théocratie » appliqué aux Témoins de Jéhovah. De plus, je n’ai pas lu dans le livre que M. Dott dit implicitement ou explicitement que les Témoins de Jéhovah sont vraiment dirigés pas Dieu. Bien au contraire. En plus, il dit être agnostique. Donc, il ne peut reconnaître qu'ils sont dirigés par Dieu dans la mesure où il ne croit pas en son existence. Si l’on suit donc le raisonnement de Tjrecherches à propos du mot "théocratie" employé soi-disant à tort par Dominique Dott dans ce livre, dire que ce mouvement sont les Témoins de Jéhovah, c’est reconnaître qu’ils sont vraiment les Témoins de Dieu, si l’on admet que Jéhovah soit Dieu et surtout si l'on croit en Dieu.

J’ai bien aimé ce livre, notamment les chapitres « secte apocalyptique », « l’adhésion progressive » qui montre le processus de l’endoctrinement, les chapitres où sont dépeints les facteurs d’emprise : « la fusion de l’individu dans le groupe », « la société globale : le monde de Satan » et les « autres paramètres de l’emprise ». Le chapitre sur « l’illusion de la connaissance exacte de la vérité » est instructif, mais surtout pour les ex-adeptes. Le chapitre « la théocratie contrôlée des Témoins de Jéhovah » est intéressant, bien qu’ayant un peu moins de relief que les autres. Cette organisation y est bien décrite et l’on voit bien que les adeptes sont surveillés.

Je crois comprendre, par les tournures de phrases de Tjrecherches, que l’auteur lui a répondu sur le forum en question. C’est d’ailleurs dommage que Tjrecherches ne nous fait pas part des réponses, s’il y en a eu, que l’auteur lui a faite. Mais peut-être ne peut-il pas le faire en toute légalité.
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Mar Avr 06, 2010 3:26 pm

Vous avez bien compris que je peux me permettre de reproduire mes réponses mais ne peux effectivement en terme de légalité reproduire les propos de l'auteur.

Etant donné que le livre de monsieur Dott est un livre antisecte, il est bien évident qu'il ne fait pas l'apologie du mouvement bien au contraire et loin de moi de prétendre cela (d'ailleurs je le précise dans les messages au-dessus déjà). Dès lors je veux juste montrer qu'en voulant les critiquer, si on est pas rigoureux dans l'approche de la description de leur fonctionnement on peut par inadvertance les conforter dans leur vision d'une organisation bien huilée (en terme positif donc, sauf que l'organisation bien huilée peut cacher une machine à broyer de l'humain)

Je faisais remarquer à monsieur Dott, que la récupération des propos écrits par le mouvement même de la description de celui-ci dans ce chapitre en particulier n'éclairait pas le lecteur sur l'emprise du mouvement, en prenant justement à tort des points qui se retrouvent dans toute multinationale, comme de l'emprise. Dès lors, cela tombe à plat, d'un côté une description lisse de l'organisation de l'autre des critiques parfois tirées par les cheveux. La caractéristique du mouvement est justement de se présenter comme une religion alors que dans le quotidien elle est organisée comme une multinationale, justement avec son côté "optimisation des ressources" (taylorisme, bénévoles jetables), et je n'ai pas trouvé ce point dans la description de monsieur Dott. Montrer que ce type d'organisation, est certes présent dans toutes transnationales y compris du religieux, mais a une caractéristique qui lui est particulière d'utiliser tous les outils du monde de l'entreprise multinationale aurait casser ce descriptif dont vous reconnaissez que c'est le moins bon des chapitres.

Le terme "théocratie" peut ne pas vous choquer, il n'empêche que ce mot a plusieurs sens, mais aucun qui ne correspond à la définition de monsieur Dott, voilà mon point. Les TJ l'utilisent comme termes voulant dire "qu'ils sont dirigés par Dieu" sens possible au point de vue du dictionnaire mais hautement critiquable, et dans le sens plus courant et moins symbolique il décrit une forme de gouvernement d'un Etat par une hiérarchie sacerdotale (Iran par exemple), or les TJ, ne sont pas un Etat, dès lors c'est bien là l'erreur, si vous donnez un sens différent du dictionnaire il faut le préciser, sinon on se retrouve avec la définition TJ ou la définition conventionnelle, qui elles sont validées par le dictionnaire.

Pour le reste, je vais dans votre sens dans la qualité de plusieurs chapitres, même si on peut toujours critiquer plusieurs choses (même comme si je disais à l'auteur, c'est trop tard, il valait mieux le faire lire avant), notamment la sensation qu'on a quand on arrive dans "les autres paramètres de l'emprise" qu'il pourrait encore en écrire encore 400 pages mais qu'il se limite, un luxe de détail pour plusieurs chapitres et un résumé simple pour des points essentiels. Notez aussi, que le thème de Satan et har-maguédon sont présent dans tous le livre, et quand on les retrouve à la fin, on a un gros sentiment de rabachâge...
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Mar Avr 06, 2010 4:33 pm

Témoignage de Denise Jaubert, Maire de Louviers en 1986 recueillie dans le livre de Arnaud Blanchard "La vraisemblance du péril" Page 47:

" Donc je dirais, c'est probablement la visite de leur outil de travail qui m'a vraiment mis en contact avec eux. Sur le plan de la rationalité économique, de l'intelligence du concept, c'était vraiment remarquable, ils étaient à la pointe du progrès. ils avaient déjà toutes les techniques informatiques que nous on a maintenant, y compris dans les entreprises de même taille. j'ai été extraordinairement surprise par la qualité, surtout moi qui venait du CNPF, donc je sais ce qu'est une entreprise. J'ai regardé les coulisses, parce que j'aime pas qu'on me montre le plus beau profil, avec un bon maquillage on arrive à faire des merveilles. On était allé voir les coulisses et j'avais été frappée par la rationalité, qui n'est pas la mienne, mais par la rationalité parce que de voir qu'ils vivaient en vases clos mais justement ils emmerdaient personne. Il y avait le petit atelier de cordonnerie pour ceux qui, qui étaient un peu comme on fait le service militaire mais chez eux c'était un service bénévole ou très faiblement rémunéré. Donc il y avait le petit atelier de cordonnerie, la blanchisserie, le coiffeur, etc..., enfin une modernité extraordinaire dans ce lieu que je ne soupçonnais pas.

Bien sûr les commentaires de cette dame qui a soutenu les TJ dans leur projet immobilier à Louviers en tant que maire, ne sont pas les mêmes que Dominique, qui pourtant fait presque la même description du Béthel (les louanges en moins mais la critique analytique absente), mais voilà quand on explique pas en quoi ce fonctionnement est mauvais, on en arrive à la conclusion de la dame: C'est rationnel (économiquement) et c'est donc un bon point. Comme elle a été membre du CNPF (l'ancêtre du MEDEF actuel) et donc chef d'entreprise, on ne peut que noter dans ses propos qu'elle parle en tant que chef d'entreprise, et JUSTEMENT voilà le point d'attaque, qui s'il n'est pas verbalisé ou écrit est passé complètement sous silence.

Le Béthel est une jolie usine moderne, tournant elle le dit elle-même, avec des "bénévoles" ou des gens faiblement payés à tel point qu'en France et en Espagne les TJ se sont fait redressés sur la sécurité sociale. A tel point que même chez les TJ, il est reconnu que "la vie au Béthel est dure..."

Quand cette dame parle de modernité, effectivement, on est au coeur de la controverse moderne, car si pour une partie des gens, et notamment des grands patrons, la modernité c'est l'usine qui marche impeccablement au mépris des humains, variables jetables, et comble de joie, ces gens sont mal payés, alors oui montrons les TJ comme des ultra-modernes qu'il faut louer, et simplement décrire cela, alors que partout dans les médias, cette "rationalité" est louée (il faut s'adapter au loi du marché mon brave monsieur ou mourir) cela va dans leur sens.

Démontrer que la théologie jéhoviste c'est se donner à fond pour une grande imprimerie qui doit grossir, grossir et gagner des part des marchés, c'est retirer toute magie à la description plate d'une organisation transnationale qui usent plus de la moitié de ses fidèles en 10 ans en terme de turn-over, turn-over encore plus important dans les Béthels. Et toutes les entreprises où le travail est dur (cf Mac Donald) vivent avec ce même turn-over.

D'ailleurs, il y aurait à dire beaucoup de chose en terme de "contrôle de l'individu", la réalité c'est que 98% du temps, si ce n'est 99,9%, ce ne sont pas les chefs spirituels qui contrôlent les adeptes, mais bien le fidèle qui s'auto-contrôle et fait non pas un examen de conscience, même si c'est ce qu'il croitn mais un examen de sa productivité spirituelle en action concrète (Unité de mesure:temps de prédication, réponse à la Salle, prise du service de pionnier,etc...), pourquoi parce que tout le ressort inconscient se base sur la foi par les oeuvres (Dominique en parle mais il ne l'insère pas dans une analyse générale du fonctionnement du mouvement). A partir du moment où il faut faire pour être, l'autorité spirituelle n'a qu'à proposer ou même suggérer un type d'action (suivant l'offre du mois ou de "l'année théocratique"), pour que le fidèle s'exécute. Pire toutes ces actions, n'ont pour certaines aucune trace dans la Bible...
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Re: Nouveau livre de D. Dott

Messagepar Conspirator » Mar Avr 06, 2010 5:11 pm

Un dernier message, si un adepte de la sociologie ultra-moderne passait par là, il pourrait croire que je me ralierai à l'hypocrisie de ces sociologues des religions prosectes. Ceux-là même qui décrivent donc le religieux comme un grand marché.

Il y a juste un petit hic, ces apôtres de l'anti antisectarisme, savent oublier leur définition de "marché du religieux" dès qu'il s'agit de les défendre et tomber dans la mascarade onusienne et pro-Bush du salut par la religion.

Je m'explique, partout dans les instances internationales ou dans le programme de Bush, la religion a été décrite comme une composante positive et unifiante d'un Etat ou même d'un monde moderne (a contrario de toute l'histoire de l'humanité au passage), sauf que voilà si les religions ne sont là que pour se partage (voire s'arracher) un marché, ce petit mythe s'écroule sur lui-même, la ou les religions sont là pour jouer des coudes et faire sentir leur influence, et la rivalité n'entraine pas une unité mondiale de paix par une concurrence ou toutes les méthodes sont permises.

Le grand jeu de ces tartuffes défenseurs de secte est d'osciller entre ces deux définitions antinomiques. D'un côté on va décrire un mouvement sectaire ou non, suivant les rapports de force de celui-ci, interne ou externe avec d'autres religions comme sur le marché économique (bref dans le monde économique cette concurrence internationale entraine les évasions fiscales, l'exploitation des pauvres, des femmes, la pollution endémique dans le monde des religions ce sont les guerres, les freins à l'émancipation des femmes par exemple, ou tout simplement le support d'une idéologie dangereuse pour la planète, etc...) et tout à coup, après cette description et les risques que cela entraine au niveau des sociétés, des individus, ou d'un point de vue géopolitque, la petite larme à l'oeil, ils vont nous dire que l'on touche à la liberté de croyance.

Tout comme les néo-libéraux voient dans l'action de l'Etat, un frein à la liberté d'entreprise (quand souvent il s'agit de réguler plutôt l'économie pour que tout le monde puisse avoir accès au marché et vive décemment), ces sociologues post-modernes voient dans les critiques des religions et particulièrement des sectes, un frein à la liberté de croyance, quand le vivre-ensemble et la vie de milliers de personnes sont impactées négativement par les agissements de ces mouvements...

Voilà c'était mon quart d'heure, non je ne suis pas un vendu de ces quelques sociologues ultra-libéraux, qui se feront tôt ou tard dézingués par leur collègues... mais tout comme les économistes libéraux, on ne sait pas quand...

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