La mine d'or de Russell

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La mine d'or de Russell

Messagepar Conspirator » Ven Avr 29, 2011 4:30 pm

J'avais déjà évoqué sur Tjquestions, que j'avais vu sur ebay, une vente de documents concernant une possible mine d'or que Russell possédait et tentait d'exploiter peu avant sa mort. Je n'avais pas enchéri sur l'objet, et avait enregistré la page, que je ne retrouve plus, vu le nombre de disques durs que j'ai usé.

Par chance, je tiens maintenant la source de cette info à défaut d'avoir les photos de ebay des documents elle viendrait d'un discours de A. H Macmillan:

http://www.topix.com/forum/religion/jeh ... VV95NHCT2U

"n October 1916 Pastor Charles Taze Russell left New York on a journey from which he never returned alive. According to A. H. Macmillan one of the reasons Pastor Russell made his final journey out west was to inspect a rich gold mine. In a lecture titled: THE HISTORY OF THE SOCIETY FROM 1910 TO 1920, Macmillan says:“Then he began going into details about how the work was to be carried on. How he was going away to California on a trip (from which he never returned alive). Some brothers developed the idea that they could dig up millions of dollars down in the southern part of Nevada at a place called Soda Lake. They had rich deposits of gold, mercury and quicksilver and they wanted Brother Russell to come out and look it over.”

What became of this mine with vast stores of gold from which Russell could finance his publishing empire? Or were these “brothers” actually con men who planned to fleece the Pastor in a bogus investment scheme? "
Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance
Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, vol II.
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Re: La mine d'or de Russell

Messagepar Liberty » Sam Avr 30, 2011 8:47 pm

Allons, il va falloir que je me motive un peu pour ajouter cette info quelque part sur TJ-Encyclo...
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Re: La mine d'or de Russell

Messagepar Liberty » Sam Avr 30, 2011 9:31 pm

En même temps, je suis un peu dubitatif, étant donné le peu de résultats donnés par Google... J'ai essayé avec plusieurs combinaisons, et globalement, j'ai trois résultats pertinents: ce fil de discussion, celui sur le forum américain, et le lien fourni ici. Je constate aussi qu'apparemment, pour l'instant, personne ne semble en avoir entendu parler, même sur le forum américain, où pourtant les controverses sont en général connues et examinées en détail depuis longtemps (mais il est vrai que tu n'as posé la question qu'hier, il faut donc attendre).

Par précaution, je préfère toutefois m'abstenir d'intégrer cette idée sur tj-encyclo tant qu'on a pas davantage de détails sur le sujet...
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Re: La mine d'or de Russell

Messagepar Conspirator » Dim Mai 01, 2011 12:08 am

c'est plus sage pour l'instant...
Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde: je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres: ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d'eux, mais il ne les voit pas; il les touche et ne les sent point; il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.
Au-dessus de ceux-la s'élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d'assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l'âge viril; mais il ne cherche, au contraire, qu'à les fixer irrévocablement dans l'enfance
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Re: La mine d'or de Russell

Messagepar Conspirator » Mer Mar 07, 2012 10:46 am

Je reviens sur cette histoire de business de Russell, car plus je lis Schulz, et plus je trouve qu'il est obligé d'utiliser des "hommes de paille" et de passer de longs paragraphes à critiquer ces méchants anciens TJ qui cherchent des poux à Russell et à la Watchtower (pour reconnaître au passage qu'ils y sont encouragés par des propos outranciers des admirateurs de Russell dont on note dans le corps de ses articles que les écrits de la Watchtower font parfois parti de ceux-ci)

Vous me suivez ?

Sa problématique actuelle maintenant qu'il a attaqué la vie de Russell, c'est commment garder le schéma: Méchant apostat qui critiquent la Watchtower, et gentille Watchtower qui ne se trompe jamais. Il sait, par sa grande érudition, que ce schéma n'est pas vrai. Tant les apostats que la Watchtower se trompe, et parfois, s'il y a bien des erreurs d'apostat qui sont des exagérations volontaires, il en est tout autant de même pour la Watchtower.

Or, il est TJ, il est donc incapable d'arriver à conclure à des erreurs grossières et volontaires de son mouvement. (Alors que pour notre part, des apostats qui débloquent, ou ont débloqués à un instant T, on en a connu et on a pas à faire l'impasse là-dessus), dès lors, alors que son texte sur Barbour était profondément exempt d'attaques anti-apostats, tous les premiers exemples de texte qu'il fournit pour son futur livre (qui sera de toute façon une bombe tant il y a de recherches), sont remplis de propos amers et mêmes déplaçés sur les méchants ex-TJ. Je viens de lire son premier chapitre de la vie de Russell, pas moins de deux longs paragraphes pour nous expliquer que les apostats critiquent Russell parce qu'ils ne veulent pas "vivre suivant les standards moraux élevés" de la Watchtower, au milieu d'un livre historique, et bien documenté, ce pur moment de supputations non documentées (il l'affirme sans même citer un Lifton, qui est souvent le cache-sexe académique de ce genre de propos haineux) montre qu'il a atteint ses limites.

Quand on regarde le contexte de la citation, il s'agit donc du business de Russell. Schulz est obligé de le reconnaître jusqu'à sa mort, Russell a fait du business,, bien sûr il va affirmer que les opposants aux TJ, prétendent que c'était d'une façon malhonnête (en oubliant que cette accusation s'est limité au "blé miraculeux"), et d'affirmer que c'était d'une façon honnête (il veut même en faire l'objet d'un futur livre apparemment tellement Russell et le business sont imbriqués et mérite selon lui un livre à part !!!)

Or si le business de Russell a intéressé, et Schulz est bien obligé d'en rappeler le contexte, c'est parce que Russell ne voulait pas payer de pension à Maria Russell, parce qu'il prétendait ne pas avoir un sou, contrairement à ce que la loi va lui rappeler de faire... or de cela dans ce que j'ai lu, il l'oublie encore une fois, pour lancer sa diatribe anti-apostat...

Quand Schulz parlait de Barbour, il n'y avait aucun enjeu, et notait les erreurs des apostats et de son mouvement sans problème, il le fait encore, mais il est entré cette fois-ci dans un processus de justification: Mentionner rapidement les erreurs de son mouvement, sans le juger, mentionner longuement les erreurs des apostats, en portant des jugements tenant plusieurs paragraphes.

Peut-être que dans sa version finale son livre, sera sur ce sujet plus académique, et c'est ce qu'on peut lui souhaiter, tant les trouvailles de son livre, vont remuer, certains pans de notre connaissance de Russell. Reste que sur le business de Russell, il n'avait pas besoin de falsifier en mettant tout dans le même panier, les avis des opposants au jéhovisme, tout comme le fait que Russell se soit nourri à des auteurs qui bien qu'ayant été dans le mouvement adventiste à un moment, en était considéré comme hérétique, au moment de leur rencontre avec Russell, et qu'il ait été en contact avec les idées adventistes principalement par le mouvement appelé "age to come", n'enlève en rien que le terreau des idées de Russell soit le second adventisme. Bref sa croisade pour prouver que les idées de Russell ne viennent pas en premier du mouvement second adventisme, risque aussi de lui jouer des tours de crédibilité.

Bien sûr, Storrs, Barbour avaient pris leur distance avec le mouvement adventiste, bien sûr Russell s'est documenté à d'autres sources que l'adventisme, il n'empêche que si on fait l'histoire des idées, même si Russell n'auraient pas pris ses idées de sources adventistes (directes), toutes ces idées sont classées et resteront classées comme une caractéristique globale du second adventisme... et ce pinaillage qui remplit donc son blog (secret) actuel fait peine à voir, tant ses considérations ne prennent pas en compte la plasticité du second adventisme, tout comme sa croissance (plus une église se formalise, plus des idées tolérées deviennent par la suite hétérodoxe, alors qu'elles se sont pourtant développées dans le milieu qui les rejettent par la suite)

http://towerhistory.blogspot.com/?zx=a03bfd7eda7c3451
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